[09 39] on ne comprend pas très

PROCÉDURE

pendant 30 mn environ
noter les phrases diffusées sur les ondes (tv, radios)
sont retranchés certains mots (manque de rapidité ou choix instinctif)
reste un texte court – en titre l’horaire de fin de la prise de note, suivi des 5 premiers mots

cf VISÉE

 

 

on ne comprend pas très bien, mais ces plans sont presque là pour mettre en valeur le visage, l’amande, qui structure le reste du corps, quelques soient les portraits qu’il réalise, il les réunit, un corps très fluide, très ondulant, toutes viennent comme des poupées russes emboîtées les unes dans les autres, les couleurs très très travaillées, très très sophistiquées, les couleurs sont instables, elles peuvent être vivantes, le châle est vert, les joues sont rouges et toutes ces couleurs vont bien ensemble, une paix colorée, qui n’est pas la paix de la réalité, c’est un réel réorganisé par les contours, c’est pleinement de son époque et d’un très grand classicisme depuis le quinzième siècle, cette quiétude enfin trouvée ne laisse rien entrevoir du destin tragique, on essaye aussi de le remettre d’aplomb, et parallèlement une sorte de grande douceur dans son œuvre, on a le sentiment qu’il est a l’aube d’une nouvelle période plutôt qu’à la fin de sa carrière, n’ayant plus de ses nouvelles, il le trouve délirant, Jeanne se jettera du deuxième étage le lendemain, il avait acquis une certaine notoriété qui le faisait assimiler à un poète, on en fait une sorte de de légende, peintre maudit ou peintre de la douleur, l’étirement des corps, la délimitation des surfaces, les portraits se représentent, non en caractère, non en expressivité, les collectionneurs ne s’y sont pas trompés, un des plus cotés, ils passent sur le marché, ils passent d’une collection particulière à une autre collection particulière, aucun musée ne peut se le procurer, ça se voit immédiatement, cet effet de reconnaissance du nom, du grand nom, artiste maudit, torturé, mort jeune, dans l’alcool, ces choses trouvent un écho auprès du marché, donc du public, malgré le stylo, la machine à écrire, la calligraphie n’a pas disparu et même elle renforce sa place dans le champ artistique, les portraits, les paysages, les fleurs, les oiseaux, à la base de ces thèmes, nous lisons une peinture, une calligraphie gestuelle et à respiration, une écriture géométrique, mathématique, on a effectivement le papier et le pinceau, ça permet plus de fluidité, c’est plus graphique, avec cette idée de dire des choses comme on faisait avant, à Lascaux, comme on lit dans un livre, les bras levés, c’est un homme en prière, l’artiste habite Paris et ses œuvres témoignent de croisements culturels, je veux combiner le classique et le moderne, mélanger l’est et l’ouest, jouer avec les différentes formes calligraphiques du monde, ça explique un peu l’hyper-graphie, à chaque fois on créé des inventaires, on écrit et on superpose tous les caractères, dans la forme du néon, les câbles sont écartés finalement de la stricte fonction de moyen de communication, la calligraphie poursuit sa vie, pour les rêveurs, les débutants, pour ceux qui en font tout le temps et ceux qui n’en font jamais, pour apprendre à tomber et à se relever, LCL supporte le maillot jaune du Tour de France