[09 42] bienvenue, deuxième épisode de cette

PROCÉDURE

pendant 30 mn environ
noter les phrases diffusées sur les ondes (tv, radios)
sont retranchés certains mots (manque de rapidité ou choix instinctif)
reste un texte court – en titre l’horaire de fin de la prise de note, suivi des 5 premiers mots

cf VISÉE

 

 

bienvenue, deuxième épisode de cette émission d’été, il faut rappeler une évidence quitte à dire une lapalissade, à enfoncer une porte ouverte, il ne dispose pas de son instrument chez lui, c’est même un problème sérieux, au mieux une à deux fois par an, des êtres humains en face de soi, certains chefs n’ont pas forcément la fibre, n’en sont pas moins attachés à la transmission, c’est en les regardant travailler que leurs disciples s’inspirent de leurs leçons, le risque est très grand, c’est l’imitation comme le disait Pierre Boulez vous pouvez toujours imiter les gestes, seulement quand vous faites cela vous ne reproduisez pas la nécessité intérieure, il faut entre le maître et le disciple un rapport beaucoup plus profond, c’est la fin de la résurrection de Lucerne, en réunissant tout simplement des amis, certains étaient des anciens de Vienne, certains tout simplement des chambristes, ça a donné des résultats fabuleux, amaigri, il semblait avoir atteint une dimension musicale et humaine supérieure, c’est à ce moment-là qu’il a inspiré de nombreuses vocations, il avait vu fonctionner le fameux sistema, c’est un pur produit de ce sistema, il a immédiatement repéré un talent hors du commun, il a pu être assistant, il était à Paris, il dirigeait le Requiem, en disant une très belle phrase, l’un des plus grands trésors de ma vie, sa main gauche est très souple, très élégante, la main gauche est un problème, que faire avec la gauche, Strauss disait que c’était du cinéma, du mauvais théâtre et il fait exactement la même chose, par les jeunes Simon Bolivar, il y a un autre grand maestro, il n’a pas donné de cours, de leçons à proprement parler, en revanche ce qui émanait de lui, il a modernisé la fonction même, il l’a rajeuni, je ne veux pas tomber dans les clichés, il ne pouvait qu’inspirer, pour promouvoir la relève, l’un d’entre eux est britannique, il a aujourd’hui trente-cinq ans, il a commencé comme percussionniste, un autre point commun ce sont les cheveux, une grande tignasse, une espèce de crinière, un autre point commun c’est la gestuelle, pas très ample, les bras le long du corps, c’est très intéressant, il lui a donné confiance, en direction des nouvelles technologies, mais aussi d’attention à certaines pratiques, issu de la tradition, le premier à intégrer les pratiques de pionniers, historiquement informés, vous allez me dire, je vous entends d’ici, est-ce bien raisonnable de jouer avec un effectif réduit et avec des cordes qui jouent très peu de vibrato, je vous laisse juge du résultat, c’était le troisième mouvement dirigé par son directeur musical, un autre disciple des deux grands mentors, il avait dix-sept ans quand il a envoyé une cassette avec le Pierrot lunaire, qui est exigeant, et aussi il l’a pris comme assistant, autrement dit il a étudié ou suivi les deux plus grands, cette célèbre série estivale où l’on retire les chaises au parterre, les places quasi-gratuites pour ceux qui acceptent d’être debout, parfois l’exemple suffit largement, une générosité qui tient du grand seigneur